Vous avez réussi à décrocher un entretien ! Ne reste plus qu’à vous préparer pour pouvoir y aller en toute sérénité.

La personne en face de vous vous pose alors la question fatidique :

Est-ce que vous pouvez me parler de vous ?

On peut détester cette question trop ouverte > que veut savoir la personne ? Par où je commence ?

Souvent posée en question d’introduction (sic) elle peut avoir plusieurs objectifs pour votre interlocuteur/trice :

> est-ce que c’est parce que la personne n’a pas d’idée de questions ?

> est-ce qu’elle veut vérifier votre aisance verbale ? Votre degré de préparation à cet entretien ?

> ou bien découvrir votre contenu, vos intérêts et objectifs ?

Alors que faire pour éviter le grand blanc ou une récitation d’infos inutiles ?

La première chose à vous rappeler, c’est que vous êtes dans un échange, pas un interrogatoire ! 

Vous avez la sensation que votre partenaire de parole cherche uniquement à vous déstabiliser ?

C’est le moment de reprendre le pouvoir et de dire ce que vous voulez faire passer comme message !

La deuxième chose, comme à chaque fois, c’est : mettez-vous à ma place !!! 

Qu’est-ce que je veux entendre ? Ne pas entendre ?

Je veux vous connaître PROFESSIONNELLEMENT

Pas savoir ce que vous avez fait pendant vos dernières vacances ou votre soirée Netflix ;

J’ai déjà lu (normalement) votre CV et lettre de motivation, ça ne m’intéresse pas que vous me les récitiez une nouvelle fois.

> évitez donc de me lister vos expériences et titres de diplômes ou précédents jobs

> je n’ai pas non plus besoin que vous commenciez par un ordre chronologique remontant à la maternelle

c’est souvent un écueil où les candidat-es se mettent tout-es seul-es ! si vous commencez par me parler de vous enfant et dériver pendant 10 minutes, je vais vous interrompre avant que vous m’ayez parlé de ce que vous vouliez vraiment dire !

Donnez des exemples – soyez pertinent-e : parlez d’événements concrets, de problèmes et situations que vous avez résolus, sur lesquels vous avez travaillé, réfléchi…

Tout cela bien sûr dans un esprit de pertinence : si je veux vous recruter pour un poste précis qui ne demande pas de management, inutile de vous étaler sur comment vous avez géré avec brio votre groupe de TPE.

C’est le moment pour parler de réalisations concrètes, sortir des chiffres, des photocopies, des illustrations de ce que vous avancez ;

Faites des liens pour montrer que vous n’êtes pas là par hasard : c’est à vous de préparer en amont des anecdotes qui montrent que vous serez parfait-e pour ce poste.

« Ce qui m’a amené-e à vous envoyer mon CV c’est [cette mission]. Je pense que je serais très performant-e comme j’ai pu l’être déjà dans le poste [y] j’ai déjà eu affaire à des situations similaires [racontez votre exemple]

Cela peut être aussi un bon moment de sortir votre CV en couleur et / ou que vous avez amélioré depuis que vous l’avez envoyé [on en parlait ici par exemple].

Répondez aux questions que vous auriez voulu que je pose, prenez le pouvoir de cet entretien ;

Profitez-en pour planter les graines de vos interrogations sur les éléments qui vous intéressent ;

> avec qui, où allez-vous travailler ?

> qu’attend t-on de vous exactement ?

> est-ce que le poste offre des perspectives ?

En bref, dites-moi pourquoi vous êtes là

Pourquoi cet emploi / ce métier / cette entreprise ?

Racontez-moi pourquoi vous voulez intégrer mon entreprise et ce que vous allez apporter à l’équipe.

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

Et surtout entraînez-vous !!!!

 

Chez vous, en ne lisant pas trop vos notes, en regardant votre interlocuteur/trice (ce n’est pas une récitation, mais un échange !! )

Chronométrez-vous ! Si vous avez réussi à demander ou que vous savez combien de temps dure l’entretien, vous n’avez peut-être pas envie de vous faire interrompre après 10 minutes de monologue où vous n’aurez pas réussi à aller aux infos qui vous semblent essentielles !

En général, on estime que trois minutes de réponse conviennent, mais cela dépend de votre niveau d’anxiété, stress, débit vocal… N’hésitez pas à respirer, prendre des pauses, boire un coup, vous essuyer les mains, prévenir votre interlocuteur/trice de votre gène, faire une petite blague…

Bon courage !

Que répondre à la question : parlez-moi de vous ?

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